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Yann Quintin nous parle d’hypnose et de sexualité

Formation

Le Dr Yann Quintin a dû, pour des raisons familiales, modifié la date de son atelier « Troubles sexuels et hypnose : un mariage heureux ! ».

Il aura lieu les lundi 11 et mardi 12 décembre 2017 (il était initialement prévu les 8 et 9 novembre 2017).

Yann nous parle de son atelier ci-dessous :

« Parler de sexualité avec ses patients n’est pas chose facile. Franchir avec eux cette frontière de l’intimité pour aborder leurs difficultés de vie Ô combien personnelle et les problématiques qui résultent de l’interaction complexe de leur propre monde intérieur avec celui de leur partenaire, confronte inéluctablement le thérapeute ou soignant que nous sommes à nos propres représentations, apprentissages et vécu.

Aborder cette île aux contours si mystérieux, souvent noyés des brumes de l’inconscient, ou souffle le vent de l’affectif nécessite des qualités marines alliant dextérité, confiance en soi, recul et bonne connaissance de sa propre sexualité.
La sexologie est une discipline médicale qui se construit et se structure depuis quelques années, et la demande des patients dans un cadre sociétal en pleine mutation, est croissante. Elle se nourrit de l’interactivité entre de nombreuses spécialités médicales et s’épanouit dans cette transdisciplinarité.
Si une connaissance des « savoirs sexologiques », c’est à dire une perception approfondie des différents symptômes et dysfonctions sexuels, est fondamentale et nécessaire, elle n’est pas suffisante pour une prise en charge des patients dans leur « humanité intime » et leur monde intérieur.
Comme l’a pratiqué Milton H. Erickson dès les années 1930, l’hypnose permet d’aborder les symptômes sexuels et relationnels dans une rêverie dirigée, état de dé-association d’une réalité environnante, pour se laisser absorber dans notre réalité intérieure. Si l’hypnose est bien un processus naturel qui donne la parole au para-sympathique, la plupart des processus sexuels physiologiques, au premier rang desquels l’excitation sexuelle, sont sous la dépendance de ce para-sympathique. En d’autres termes, la relation sexuelle réussie n’est-elle pas une transe ? Et si l’on apprend la transe au patient, sera-t-il en capacité d’atteindre la « transe sexuelle » et par là de transcender sa vie sexuelle ?
Nous aborderons successivement les dysfonctions sexuelles en les re-situant toujours dans leur contexte physiologique. En effet, une bonne connaissance du fonctionnement sexuel est incontournable à la compréhension et plus encore à la prise en charge des dysfonctionnements. Nous envisagerons les différentes stratégies de prise en charge, au sein desquelles l’hypnose a une place fondamentale.
Une place toute particulière sera faite aux addictions sexuelles et plus précisément à ce phénomène en plein essor de l’addiction aux films pornographiques, mais aussi à la prise en charge des traumatismes sexuels.
Je développerai le concept de la sexualité de pleine conscience, sexualité de la lenteur ou « slow sex » où l’hypnose, pratiquée en consultation, devient la clé qui ouvre la porte à une nouvelle sexualité, dans un état d’ouverture et de connexion avec son partenaire, grâce à l’apprentissage de l’auto-hypnose. Cet apprentissage de la sexualité lente de pleine conscience permet de créer au sein du couple un nouveau paradigme relationnel, au point que les conditions de survenue de nombreuses dysfonctions sexuelles sont modifiées. Les symptômes sexuels, qui interféraient avec la sexualité « conventionnelle », sont comme dilués dans la détente et la présence de cette sexualité méditative. Les partenaires accèdent alors à une sexualité nouvelle, subtile danse entre le masculin et le féminin, et font grandir l’amour dans l’être, au sein d’une démarche évolutive qui n’a de limites que celles de leur créativité. »