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Dr Claude Virot
Hypnose, stratégie et psychothérapie
thèse médecine Rennes 1988
Nous avons tenu à présenter une courte biographie
de Milton Erickson car si Jay Haley l'a décrit comme "un
thérapeute hors du commun" (27), Il est d'abord un homme
hors du commun. La meilleure introduction à son uvre
est son histoire personnelle qui permet de comprendre sur quelles
bases il a pu présenter tant de concepts originaux sur l'hypnose
et la psychothérapie en général.
Ces notes sont Issues d'entretiens entre Erickson et Ernest Rossl
dans les années 70 et publiés dans l'ouvrage "Healing
In Hypnosis" paru en 1982 (21). La traduction complète
n'est à ce jour, malheureusement, pas publiée en France.
L'enfant contre les handicaps
Milton H Erickson est né en 1901 dans le Nevada,
dans une communauté de mineurs. Son père, Albert,
originaire d'Europe du Nord, avait quitté Chicago vers l'Ouest
et l'aventure; sa première étape comme fermier ne
lui apporta pas la fortune mais il y rencontra sa femme, ils durent
partir pour Aurum et ses mines d'argent. Milton y est né
en 1901, dans une cabane dont " trois côtés étaient
en rondins, le quatrième étant la montagne".
Lorsque Milton et sa sur aînée
ont été en âge d'être scolarisé,
les parents ont préféré retrouver des conditions
de vie plus faciles et ont repris une ferme dans le Wisconsin.
Sa scolarité sera quand même rudimentaire
et les premières difficultés d'Erickson seront alors
découvertes: il est daltonien (dyschromatopsie au rouge et
au vert; plus tard, Il se choisira le pourpre comme couleur favorite...
parce qu'elle est peu utilisée et qu'il souhaite se distinguer);
il perçoit très mal les rythmes musicaux et surtout,
Il est dyslexique
De ces handicaps, il fera des avantages, expérimentant
sur la relativité de la perception humaine, mais aussi parcourant
pendent des heures le dictionnaire, colonne par colonne à
la recherche des mots dont il ne reconnaît pas l'orthographe.
Il utilisera souvent en thérapie ses souvenirs d'apprentissages
difficiles, convaincu que nous possédons des capacités
mal intégrées et que nous pouvons un jour assimiler
brusquement comme lorsqu'il a compris comment s'utilise un dictionnaire.
De cette période, nous retiendrons une anecdote
: il ne pouvait prononcer le mot gouvernement, disant : " gouverment
". Un camarade de classe s'appelait "La verne" et
il le prononçait bien. Son professeur a eu alors l'idée
d'intégrer les deux en demandent de lire "gou-laverne-ment",
ce qu'il a réussi ; il a ensuite supprimé la syllabe
" la ". et pour la première fois Erickson a pu
lire et dire gouverne-ment. Erikson rapporte cette histoire car
il lui doit la technique d'introduction de ce qui est inattendu
et hors de propos dans un cadre fixe et rigide pour le faire éclater.
L'adolescent contre la paralysie
Maintenant, Erickson a dix-sept ans et va vivre un
épisode tragique : il est atteint de poliomyélite
(ou polioencéphalite ?). Il raconte qu'un jour il a entendu
trois médecins annoncer, à sa mère, son décès
au plus tard le lendemain matin. Sa mère n'en a rien dit,
lui non plus, il a simplement demandé qu'elle installe son
lit pour qu'il puisse voir le coucher du soleil et celui du lendemain.
Et il les a contemplés, avec une Intense soif de survie,
puis est tombé dans le coma. Il en est sorti trois jours
plus tard, presque totalement paralysé, ses seuls contacts
avec l'extérieur restant ses yeux mobiles et une ouie très
fine.
L'évolution de cette paralysie, malgré
l'absence de tout centre de rééducation, est fascinante.
Un jour qu'il était dans son fauteuil à bascule éloigné
de la fenêtre et qu'il avait tellement envie de s'en approcher,
le fauteuil s'est mis à se balancer légèrement.
Etait-ce cette envie si forte qui avait stimulé quelque faisceau
musculaire et rendu la paralysie moins absolue ?Pour lui, il n'y
a aucun doute. Il va alors s'entraîner pendant des mois, recherchant
par exemple le souvenir des sensations dans ses doigts lorsqu'ils
pouvaient bouger jusqu'à faire apparaître des mouvements
incoordonnés, puis de plus en plus volontaires. Et il a multiplié
ses expériences' pour ses bras, ses pieds...
C'est ainsi qu'il redécouvre ce que Bernheim
(9) connaissait déjà, les phénomènes
idéo-moteurs : la seule pensée du mouvement peut produire
l'expérience réelle du mouvement corporel automatique.
Chez Erickson, les souvenirs sensoriels des mouvements se traduisaient
en mouvements, d'abord involontaires et pour cause ! Plus tard,
il y reconnaîtra des phénomènes hypnotiques,
auto - hypnotiques en l'occurrence.
De manière similaire, il a appris à
contrôler ses douleurs : en pensant à la marche, à
la fatigue et à la relaxation, il se procurait un soulagement.
Dans ces expériences, il trouvera des certitudes
sur les moyens qui existent en chacun de nous, hors d'atteinte par
la conscience et qui peuvent êtres activés par l'idée
seule ; ses méthodes de traitement hypnotique de la douleur
ou la technique du " signaling " en sont issues. Il y
trouve aussi la conviction qu'un changement minime dans une situation
désespérée peut faire passer du fatalisme à
l'espoir, alors I'idée de changements plus grands devient
acceptable.
À cette époque, il a aussi bénéficié
de l'apprentissage de la marche chez sa plus jeune sur, en
observant tous les efforts et toutes les techniques qu'elle mettait
en place, Inconsciemment, pour y parvenir. En copiant ces processus,
Erickson, a peu à peu retrouvé la capacité
de marcher.
De la ferme à la médecine
Mais, comment un infirme pourrait-t-il travailler
à la ferme ? Il décide alors de faire des études
de médecine.
Lorsque à vingt et un ans il entre en première
année de médecine, il marche encore avec des béquilles,
mais à la fin de cette année il va entreprendre, seul
et sans argent, un voyage dont le but est d'augmenter ses forces.
Il part en canoë, ne pouvant compter qua sur ses propres muscles
pour avancer et sur son ingéniosité pour sa nourrir.
Et il sa débrouille si bien que dix semaines plus tard, après
avoir remonté le courant, il a parcouru 1900Kms, économisé
8 dollars, st surtout il marche sans béquilles; il ne garde
qu'une boiterie légère mais définitive.
Rencontre avec les injustices de la vie
En deuxième année de médecine,
Il a eu à examiner deux patients. Le premier, un clochard
alcoolique de 73 ans, en assez bonne santé pour vivre encore
dix ans avec l'aide de la société. Le deuxième,
une charmante jeune fille qui pouvait tout attendre de la vie sauf
une maladie de Bright qui lui laissait trois mois d'espérance
de vie. Et le jeune étudiant a été bouleversé
par cette injustice qui, pourtant, est le pain quotidien des médecins.
Lui qui avait été sévèrement touché
découvrait cette injustice et comprenait qu'il devrait sa
réconcilier avec elle pour pouvoir exercer pleinement son
métier.
Rencontre avec l'hypnose
Il rencontre l'hypnose dans un séminaire de
Hull, en troisième année de médecine mais très
vite, Erickson oppose une conception individualiste de l'hypnose
à la conception universaliste de son professeur. Dès
cette époque, il effectue diverses recherches sur l'hypnose.
Son premier travail s'intitule " Premières expériences
sur la nature de l'hypnose et recherche expérimentale supplémentaire
sur l'hypnose : réalités hypnotiques et non hypnotiques
" (16 p 18 - 82). Il s'attacha à y démontrer
que les états altérés de conscience et les
phénomènes de transe constituent une partie normale
de la vie de tous les jours et que la plus important est la dynamique
interne de chaque individu qu'il est indispensable de respecter.
Il pose ainsi les bases d'une conception " naturaliste ",
" permissive " et " utilisationnelle " de l'hypnose.
Rencontre avec une famille en difficulté
En 1923, Il se marie pour la première fois.
Après 10 ans de vie commune malgré trois enfants,
le couple se sépare; Erickson a la garde des enfants. Il
en retire un sentiment de pauvreté du jugement sur les relations
humaines et cherchera toute sa vie à combler cette lacune
qu'il attribue à l'isolement social et culturel qui fut le
sien pendant ses premières années. Il estime alors
que chacun doit apprendre sur soi-même, toute sa vie, pour
dépasser ses retards de compréhension et il n'est
jamais trop tard. Il en conçoit aussi l'idée, originale
pour l'époque, de travailler avec les couples ou les familles.
Du médecin au chercheur
Erickson est médecin en 1928, d'abord en psychiatrie
au " Colorado psychopathic hospital " puis médecin
assistant au " State Hospital for Mental Diseases " à
Howard (Rhode Island). De 1930 à 1934, il est médecin-adjoint
puis médecin-chef du service de recherche au " Worcester
State Hospital " dans le Massachussetts. Dans une atmosphère
hostile, il publie son premier article consacré à
l'hypnose : " des effets nuisibles possibles de l'hypnose expérimentale
", qui démontre que l'hypnose est un état de
conscience altérée avec " une attention intense
mais focalisée ", qui s'oppose à l'idée
de sommeil et d'inhibition corticale défendue par Pavlov.
Dans le même temps, il s'aperçoit que
le thérapeute est en état de transe quand il devient
hyperattentif au patient et que ceci est très favorable pour
réagir à des indices minimes. Dans cet état,
le thérapeute dispose au mieux de son potentiel conscient
et aussi de son potentiel inconscient.
Une année charnière
L'année 1934 ouvre un nouveau chapitre de sa
vie privée et professionnelle : il rencontre Elisabeth Moore,
psychologue, avec qui il fonde un nouveau foyer qui s'enrichira
de cinq enfants supplémentaires, foyer qui deviendra peu
à peu un véritable terrain expérimental. En
même temps, il s'installe à Eloise (Michigan) et devient
Directeur de la recherche psychiatrique (1934 &endash; 39) puis
directeur de la recherche et de la formation psychiatrique (1939
- 48) au " Wayne County Hospital ".
Chercheur a - théorique
Pendant ces quatorze années, il entreprend
de nombreuses études expérimentales utilisant les
indices minimaux et les formes indirectes de sugges-tion dans as
domaines allant de la surdité aux mécanismes mentaux
Freudiens et les processus inconscients. Il développe une
conception originale d'un inconscient actif et positif qui contient
les solutions dont 1'individu en difficulté a besoin. Mais,
si Erickson se considère comme a-théorique, malgré
les contacts avec tel ou tel modèle, c'est parce qu'il refuse
toute position de disciple qui, pour lui, entraîne la rigidification
prématurée de la pensée et de la méthode,
et inhibe toute libre exploration ultérieure.
Démystification
Erickson veut faire connaître 1'hypnose dans
le milieu médical et il de-vient Rédacteur en Chef
de la revue "Diseases of Nervous Systems"; il rédige
1'article consacré à l'hypnose dans 1'Encyclopaedia
Brittanica; parallèlement, et la renommée aidant,
il cherche à clarifier la compréhension de 1'hypnose
auprès du plus large public, par 1'intermédiaire de
radios ou journaux, comme "Life Magazine", par exemple.
Rencontre avec Margaret Mead
Sa réputation grandit et il est sollicité
par Margaret Mead, anthropologue, femme de Gregory Bateson, pour
étudier les phénomènes de transe qu'elle a
observés à Bali. Ils vont collaborer à de nombreux
projets privés et gouvernemen-taux pendant la deuxième
guerre mondiale et les années qui suivront.
Phoenix et la psychiatrie privée
En 1948, Erickson quitte Eloise et son climat humide
et froid pour Phoenix, dans I'Arizona; il souffre en effet d'allergies
et de douleurs séquellaires pour lesquelles un climat sac
semble mieux indiqué. Il est alors Directeur Clinique au
" Arizona State Hospital ", mais sa santé ne s'améliore
pas, les douleurs sont de plus en plus intenses et il a des vertiges.
Il ouvre alors un cabinet privé à son domicile pour
se reposer entre ses patients et mieux contrôler ses douleurs
par auto-hypnose. Cette situation lui offre aussi une vie familiale
plus étroite, avec sa femme et ses huit enfants.
L'homme contre la douleur
Alors qu'il a 51 ans, il subit une nouvelle attaque
de poliomyélite, deu-xième poussée exceptionnelle
dans cette maladie. Plus que la nouvelle paralysie, c'est la douleur
qui le fait terriblement souffrir; il doit donc lutter et, malgré
les gros efforts nécessaires, c'est à ses propres
capacités inconscientes qu'il de-mande de l'aide par l'auto-hypnose.
Il développe par exemple des transes "segmentalisées"
qui réduisent la douleur dans un territoire localisé,
il déplace les douleurs dans un endroit qui est moins gênant
sur le plan fonctionnel, il focalise son attention sur d'autres
sensations ou d'autres idées... Ces apprentissages personnels
ont été laborieux, longs, ils ont nécessité
une présence constante de sa femme; il n'y a pas de miracle.
Par cette redoutable épreuve, il sait de quoi il parle lorsqu'il
aidera des patients atteints de douleurs intenables comme dans les
cas de cancers et cette connaissance rend plus pertinentes ses interventions.
Pour Erickson tout thérapeute doit être convaincu que
toute difficulté peut se réduire, et il peut pour
acquérir cette conviction se pencher sur son histoire personnelle.
L'homme plus fort que la douleur
Malgré cet accident, Erickson, soutenu par
sa famille, continue ses enseignements, ses thérapies, ses
recherches sur l'hypnose. Il entame un cycle de conférences
universitaires, anime des ateliers pour les professionnels (méde-cins,
psychologues et dentistes), travaille avec Aldous Huxley sur les
états altérés de conscience (l6), avec Linn
Cooper sur la distorsion du temps dans la transe (17).
Le rénovateur incontesté
L'hypnose d'Erickson de la fin des années 50
n'a plus beaucoup de points communs avec celle des années
20 telle qu'il l'a découverte: les définitions ne
se recouvrent pas, I'autorité du thérapeute a laissé
sa place à la souplesse, la directivité classique
est supplantée par les approches indirectes, la transe est
un état actif. Et une matière moribonde représentée
par quelques académiciens intéressés par la
recherche est devenue une discipline florissante, par le nombre
et la qualité des membres, par les multiples études
et par son utilisation en clinique somatique et psychique. Il ne
fait aucun doute qu'Erickson est le chef de file qui a permis ce
renouveau. Il le confirme en devenant en 1957 le président
de "The American Society of Clinical Hypnosis" puis en
1958, le rédacteur en chef de la nouvelle revue Internationale
"The American Journal of Clinical Hypnosis".
Il donne de nombreuses conférences à
1'étranger, est nommé conseiller auprès du
gouvernement pour étudier les accidents d'avions, participe
à la forma-tion d'athlètes de haut niveau (équipe
nationale de tir pour les Jeux Olympiques) et tout ceci malgré
ses lourds handicaps physiques qui 1'obligeront à se déplacer
en fauteuil roulant!
Une source d'inspiration
Si dans ces années 50 Erickson redonne ses
lettres de noblesse à l'hypnose, il va aussi être à
1'origine d'un groupe de chercheurs qui vont mettre en place tout
un nouveau courant de pensée en psychiatrie: le groupe de
Palo Alto qui va concevoir la communication comme clef du comportement
humain, les pathologies psychiques observées étant
secondaires à des disfonctionnements de la communication
dans un système. Ils en dégageront un concept fondamental:
la théorie du double-lien (double-bind), qui serait responsable
de la schizophrénie (8).
Erickson n'a jamais fait partie de ce groupe, c'est
indirectement que son influence fût déterminante. Les
personnages centraux dans ce groupe étaient Don Jackson,
psychiatre clinicien, et surtout Gregory Bateson, anthropologue,
qui apporte les idées théoriques. Bateson connaît
Erickson depuis longtemps et est très intéressé
par les techniques et méthodes spécifiques d'Erickson
qui va devenir un modèle dans l'utilisation de la communication,
non seulement pour Bateson mais aussi pour Jay Haley, John Weakland
et Richard Fish, les autres membres de ce groupe. Alors que les
thérapies familiales, dites systémiques, voient officiellement
le jour, Erickson pratique ce type d'intervention depuis des années.
C'est à travers les écrits de cette école que
son nom est d'abord connu en France, en particulier par les ouvrages
de Watzlawlck, psychiatre qui est arrivé plus tard dans le
groupe.
Un sujet de recherches
Après avoir longtemps observé ce thérapeute
unique, Haley et Weackland, dans un projet dirigé par Bateson
en 1965, vont tenter de comprendre comment ses interventions peuvent
être aussi efficace. C'est aussi une période pendant
laquelle Erickson se consacrant à ses patients et à
ses élèves aban-donne peu à peu les communications
formelles pour transmettre ses idées essentiellement dans
des conférences. Ses collaborateurs dessalent de transcrire
ses idées dans un langage plus académique, mais se
heurteront à l'appauvris-sement qui résulte du passage
de 1'oral à 1'écrit. En effet, dans ses conférences,
Erickson communique autant sur un mode verbal que non-verbal, adepte
à chaque fois son langage à 1'auditoire, utilisant
surtout des métaphores ou des exemples vécus; son
but est de faire naître des idées chez ses auditeurs
plutôt que de donner les siennes toutes faites. Comme le dit
Lynn Hoffman dans la préface de "My Voice Will Go to
You" (52), "le discours écrit ne peut en effet,
rendre compte des pauses, des sourires, ses regards perçants
dont Erickson ponctuait ses narrations, pas plus que ne peuvent
s'écrire sa maîtrise de la voix et du timbre".
En définitive, la plupart des publications
sur Erickson reprennent intégralement ses conférences
ou ses exemples, commentés par les auteurs. C'est le cas
en particulier des 'Collected Papers' (16, 17, 18, 19) en cours
de traduction, ou de "Uncommon therapy" de Jay Haley (27).
Ceci permet de garder le contexte dans lequel telle histoire ou
tel cas clinique sont évoqués et restitue en partie
la richesse de ses exposés.
Un fabuleux héritage
Dans les années 70, deux hommes vont se consacrer
à la propagation des idées d'Erickson: Ernest Rossi
va collaborer avec lui pour écrire "Advanced techniques
of Hypnosis", "Hypnotic Realities" et surtout "The
collected Papers", qui résument une vie de travail et
contiennent la plupart des publications d'Erickson. Jeffrey Zelg
rédige aussi deux ouvrages (64, 65) et, surtout crée
la Fondation Milton Erickson à Phoenlx qui va gérer
et animer aux Etats-Unis et sur le plan International les centres,
instituts, écoles qui se réclament de la pensée
d'Erickson. (En France: Institut Milton H Erickson de Paris, Institut
Milton H Erickson d'Antony et la Société Française
de Thérapie et d'Hypnose Ericksonienne).
Le sage de Phoenix
Erickson finit sa vie entouré d'amis et de
collaborateurs, reçoit de nombreuses visites de patients
ou de confrères qui viennent parfois de très loin
pour le voir, mais il reste simple; il consulte dans un petit cabinet,
sans aucun luxe, un vieux bureau, quelques chaises inconfortables,
des classeurs métalliques... ce qui surprend toujours les
visiteurs qui connaissent sa renommée internationale. Il
les invite ainsi à se méfier des idées préconçues
qui inhibent toute réflexion.
Il garde le même langage simple, celui de tous
les jours, refuse toute élaboration théorique, tout
dogmatisme et accepte près de lui des élèves
de toutes les écoles de pensée qui, comme lui, savent
que chacun possède une parcelle de vérité.
Le premier congrès International consacré
à Milton Erickson est organisé en Décembre
1980, des milliers de thérapeutes vont enfin pouvoir approcher
ce personnage déjà légendaire... il Ie restera:
il décède six mois plus tôt, d'un choc infectieux,
le Jeudi 27 mars 1980.
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